«Parce que je m’aime…»

Par Lucie Douville

37167525_1721035751278191_3323595016772780032_o

Saviez-vous qu’à la naissance on ignore complètement qu’on existe? Ça nous prendra deux ans avant de réaliser que sous cette belle petite peau rosée qui sent le paradis, il y a un être humain qui joue sa vie?

Au début, on existe seulement « dans » le regard de nos parents et on va tout faire « pour » être aimé.

Cette valse du « faire pour plaire » va ensuite se transposer sur nos professeurs, nos ami(e)s, nos amours, nos employeurs et même sur de purs inconnus rencontrés dans la rue. On va tout faire « pour » que « dans » le regard de l’autre on se sente aimé et pour qu’ainsi on ait la « sensation » d’exister.

Mais pendant toutes ces années, à force de « faire pour plaire » on finit par oublier l’être humain qui joue encore sa vie aujourd’hui. On en vient à être tellement préoccupé par la partie qui se joue, qu’on oublie la personne qui la joue… Nous!

On gagne notre vie. On gère les soucis. On dit trop souvent oui. On protège notre famille des intempéries et, pour ça, on ne s’économise pas. Comme un jongleur à qui on aurait donné plus de balles qu’il ne peut en faire valser et qui, pour ne rien échapper, met sa propre balle de côté, on oublie que derrière tout ce que l’on fait, on est…

Quand on donne à ce que l’on vit, ou aux personnes avec qui on le vit, plus d’importance qu’à nous-mêmes, l’oubli de soi devient temporairement un paravent qui nous permet de continuer d’avancer sans trop se questionner.

C’est comme si nous étions une maison dont l’extérieur a priorité sur l’intérieur. Par beau temps c’est génial, mais en pleine tempête avec un mercure qui descend sous les 30 degrés, subitement on peut avoir le gout de rentrer. Saurons-nous seulement par où passer?

C’est à ça que servent les tempêtes de la vie… En faisant tomber les châteaux de cartes qu’on s’est construits, elles viennent nous dire que rien de ce que l’on fait ne sera jamais plus important, plus glorieux ou plus prestigieux que la personne que l’on est et que d’investir dans le superficiel (la partie qui se joue) en oubliant l’essentiel (nous), ce n’est pas un placement à haut rendement.

«Parce que je m’aime…» c’est un exercice que ma fille Catherine m’a enseigné il y a quelques années. Quatre petits mots qui, placés devant ce que je m’apprête à faire, vont me montrer si ce que je m’apprête à faire est bon ou pas pour moi. Fini de faire juste pour plaire.

Vous vous apprêtez à faire quelque-chose? Dites-simplement «Parce que je m’aime je vais faire…» en nommant la chose que vous vous apprêtiez à faire.

Vous saurez aussitôt si vous vous apprêtiez à faire quelque chose juste pour plaire ou quelque chose qui convient aussi à la personne la plus importante de votre vie : Vous!

À lire dans le Magazine VIVRE actuellement en kiosque pour devenir notre meilleur ami!

Lucie Douville, Éditrice


Source: Magazine VIVRE

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.