Thierry DESBONNETS : Pour que… — @thierry.desbonnets

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ᴘʜᴏᴛᴏ © Artur Skoniecki de Pixabay

Chaque naissance, chaque vie, est un défi pour l’entendement. Pourquoi, pourquoi cette vie, pourquoi là, pourquoi maintenant? J’ai beau interroger mon âme, j’ai beau scruter tous les livres, écouter tous les récits, je ne parviens pas à résoudre ce mystère. On peut me dire que je suis né de rien, je n’y crois pas. On peut me dire que mon âme continue son périple d’incarnation en incarnation, je ne le comprends pas. On peut m’affirmer que je n’y suis que par hasard, ça ne me répond pas.

Je n’ai jamais trouvé aucune raison valable à être né, quoi qu’on en dise dans les rues, parmi ceux qui ont un toit, de quoi manger tous les jours et même avoir accès à mille et mille futilités. Je n’ai jamais compris si vraiment je le mérite. Pourquoi suis-je né français dans les années soixante et pas petit yéménite aujourd’hui? Pourquoi suis-je un humain et pas un ver de terre, pourtant plus utile à la vie de la planète?

Y-a-t-il une logique, une justice, une force supérieure qui le décide, un Dieu, un karma ou un horloger joueur de dé ou de poker? Et même si non, et même si oui, qu’est-ce que je dois en faire? Je n’ai qu’une vie, une seule à la fois, une vie d’ignorance ou d’oubli des lois de l’éternité et du temps qui passe, une seule conscience de soi, faite de tellement d’inconscience de soi.

Je dois tout à la fois m’étonner de la vie, de l’improbable miracle qu’elle représente, et souffrir de l’évidente injustice, de l’inévitable cruauté dont elle sait souvent faire la démonstration, dans la maladie, les crimes les plus horribles, les conflits, les famines, la destruction massive des espèces…

Que m’importe que j’aie mille vies ou que le paradis me soit promis après. Il n’y a, en première évidence, qu’une seule vie, la mienne, la nôtre, à vivre à la fois. On ne vit pas pour la vie d’après, on ne vit pas à cause de celle d’avant, on ne peut vivre qu’ici et maintenant, ni dans un rêve, ni dans un cauchemar, mais les pieds sur terre et la tête au ciel.

Je ne peux plus vivre «parce que»: parce que c’est mon destin; parce que je n’ai pas d’autre choix; parce que je suis un passage entre deux infinis. Je ne peux plus vivre parce que l’amour, je le crois, je l’espère, est la seule explication à ce qu’il y ait quelque chose plutôt que rien. Je ne peux plus vivre parce que, mais «pour que», pour que l’amour puisse devenir la raison pour laquelle, quoi qu’il en soit du reste, la vie cherche toujours à vivre. Ce n’est pas une raison suffisante, j’en conviens, mais c’est, pour moi, une folie nécessaire. »

© Thierry DESBONNETS
@thierry.desbonnets

SOURCE DE CETTE PUBLICATION: @thierry.desbonnets

Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blog. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.


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