
Publication de Thierry Desbonnets
16 décembre 2023
Le nom de Dieu est une cage, une belle cage dorée dont on aimerait faire le nid douillet d’un mystère qu’on aurait enfin dompté. On croit l’y enfermer et c’est nous qui sommes pris.
On rêve ainsi d’avoir capturé une bête sauvage, de l’avoir dressée, brisant sa volonté, la soumettant à la nôtre, comme on le ferait d’un étalon fougueux à force de coups de fouet, ou d’un lion derrière ses barreaux, sur un tabouret de cirque.
Si ce n’est que pour faire cela du divin de l’univers, de la vie et des relations, à soi, aux autres, il vaut vraiment mieux qu’il n’y ait pas de dieux, pas de Dieu. Le vent, une fois en boîte, n’est plus du vent.
Je préfère mille fois voir combien des hommes et des femmes de tous lieux et de toutes époques ont senti son souffle et en ont parlé avec amour et poésie. Jamais ils et elles n’ont dit vouloir en faire une vérité, mais juste une expérience. Qu’ils soient chamanes ou bien prophètes, qu’elles soient prêtresses, amantes ou mères, l’éternité n’est toujours pour eux que le présent et jamais une vaine promesse, un lot de consolation.
Qu’on ait ou pas une religion ici n’importe pas, il faut juste se souvenir que les cailloux voient Dieu comme un Caillou, les chats comme un Chat et les humains comme un Humain. Sans être rien de tout cela, je le sais comme un peu tout cela, un truc, une chose improbable qui fait qu’il y a quelque-chose et que ça tient ensemble. Et le mot des langues humaines qui s’en rapproche le plus, c’est plutôt Amour que Dieu…
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© Thierry Desbonnets | Bouts d’zen
PLUTÔT AMOUR QUE DIEU (2023)
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