
Extraits de
YouTube (London 2018)¹
« Empty Fulness »
Tout ce qui existe, c’est une pleine vacuité. Ce dont nous parlons ici, c’est simplement d’une énergie qui ne peut être connue ni comprise; c’est un mystère. Cette énergie est tout ce qui existe. Tout ce qui existe, c’est toute chose. Tout ce qui existe, c’est la vie. C’est tout.
Il s’agit d’énergie sous une forme particulière: celle d’un lieu, d’un corps, d’une respiration, d’une sensation, d’une personne assise sur une chaise. C’est simplement de l’énergie qui se manifeste. Cette énergie est absolument illimitée. Rien ne l’influence. Elle est totalement libre et sauvage, et elle apparaît comme tout et rien à la fois.
Comme elle est libre, elle n’a ni but ni sens. Cette forme de vie est totalement et merveilleusement dénuée de sens. Comme elle est libre, elle peut également apparaître comme limitée (en effet; rien n’est réel, tout n’est qu’apparence). Sous sa forme limitée, ce qui semble émerger chez l’être humain, c’est la conscience de soi — à un âge très précoce (mais après la naissance), surgit soudainement un sentiment de conscience de soi, un sentiment que « moi », « je » suis réel, une personne. Et cet enfant grandit dans un monde d’autres individus apparents qui ont également le sentiment d’être réels.
Or, cette personne vit dans un rêve de dualisme, de séparation: « Je suis un individu distinct, le monde est quelque chose qui se passe, qui m’arrive, et je vis dans un monde où je suis conscient de tout ». Ce sentiment de conscience, de conscience de soi, maintient le « moi » séparé de tout. La plupart des gens ne s’en rendent pas compte, mais c’est là l’état de rêve de l’individualisme.
Donc, pour la plupart des gens, être un individu distinct dans le monde est tout à fait « réel » et « normal ».
Ce qui est suggéré ici, c’est que tout ce sentiment d’être séparé, d’être un individu, d’avoir le libre arbitre et le choix, et de vivre une histoire qui semble réelle — tout cela n’est qu’une illusion totale et absolue, autrement dit, un rêve.
Nous pouvons donc parler de la manière dont l’individu semble prendre forme, de ce à quoi il ressemble, de tous les systèmes de croyances qu’il rassemble autour de lui concernant sa vie et son histoire. Et il est possible qu’en en parlant simplement, de manière conceptuelle, et en écoutant quelques suggestions venant d’ailleurs, tout ce système de croyances fondé sur la séparation, l’individualité et la conscience de soi commence à se défaire. Et lorsqu’il y a une ouverture à quelque chose qui dépasse le sens du soi, une autre possibilité terrible, quelque chose d’énergétique, peut apparemment se produire, et cette énergie contractée peut fondre ou se replier dans le tout — car l’énergie contractée est aussi l’unité, une énergie illimitée sous une forme contractée.
En effet, il n’y a rien de bien ou de mal, rien au-dessus ou en dessous, ici ou là, avant ou après. Il y a simplement ce qui est et ce qui n’est pas — ce qui semble se produire. C’est de ce mystère dont nous parlons. Et il ne peut être « connu ». Il n’y a rien à apprendre ou à comprendre à propos de ce dont nous discutons ici. Et le sentiment restrictif d’être dans un monde séparé peut apparemment s’effondrer.
Il ne s’agit pas d’un enseignement. Il n’y a rien à apprendre. C’est simplement une communication, une illumination de ce qui semble être la condition humaine. Et l’idée qu’il existe quelque chose d’autre, complètement au-delà de cela, peut sembler très dérangeante, mais aussi très libératrice. Et « vous » ne pouvez rien y faire. Le « vous » qui pense pouvoir faire quelque chose à ce sujet peut tout simplement disparaître. Paraît-il. Et voilà! Ici! C’est ça! Tout ce qui est, c’est ça.
Lorsque le sentiment d’être séparé s’effondre (en apparence) , le corps se détend. Le « moi » n’a plus besoin de maintenir son image et de jouer le jeu du monde, ce qui implique que beaucoup de tension et de peur disparaissent soudainement. Et alors, il y a beaucoup plus d’énergie disponible (mais pas pour « n’importe quoi »), car il faut beaucoup d’énergie pour être un « moi » et pour faire fonctionner l’illusion du « moi ».
Pour ceux qui cherchent une amélioration de leur expérience ou une nouvelle façon de vivre, cela ne sera pas possible ici, lors de cette réunion. Car il s’agit d’une réunion sur la désillusion, sur la mort de l’individu qui cherche, sur la mort de ce qui se sent séparé. Et personne ne peut rien y faire. Cette réunion est complètement inutile. Elle n’a aucune valeur pour celui qui cherche. Elle ne rendra pas votre vie meilleure. Elle vous fera prendre conscience que vous n’avez pas de vie. Et elle ne fera pas de vous une meilleure personne — elle pourrait même aggraver un peu votre cas!
Ceci est ce qui est, et ce qui n’est pas. C’est un mystère, et personne ne le comprendra jamais. Cela ne peut être connu.
Lorsque vous participez à une réunion avec un enseignant, le travail repose sur l’idée que vous êtes une personne capable de choisir et d’agir. Ici, vous participez à une réunion qui ne vous reconnaît même pas en tant que « vous ». Il n’y a pas de « personne », pas d’individus, dans cette pièce, bien qu’il y ait (en apparence) des corps et des choses qui se passent. Mais même l’idée que « vous » pouvez disparaître est illusoire: il n’y a rien qui puisse disparaître.
Ceci n’est pas prédéterminé, car l’autre aspect terrible de ce message est qu’il n’existe ni temps, ni espace, ni but, ni sens. Ce n’est « rien », qui apparaît sous cette forme.
Celui qui cherche aspire à trouver une meilleure expérience, une réponse à sa vie. Mais il n’y a pas de réponse. Il est possible que l’idée même de trouver une réponse s’effondre ici; il est également possible que cette idée soit renforcée: « Ce n’est pas possible, je dois aller chercher une réponse ailleurs ». Et ainsi tourne la roue du dualisme. Toujours à la recherche de quelque chose que vous ne trouverez jamais, car ce que vous cherchez est déjà tout.
Les personnes ayant vécu cette expérience de « mort », ne peuvent décrire ce qui s’est passé. Cela est indescriptible, incommensurable, incroyable, et ne peut être connu.
Cela n’a absolument rien à voir avec la « grâce »; il n’y a pas de grâce, pas de don, rien n’est disponible, car tout est déjà là. Pour tout individu, le problème, c’est qu’il vit dans un monde de « choses » et d’expériences dualistes, et qu’il transforme tout ce qu’il veut ou cherche en un objet, une « chose »: l’argent, les femmes, le pouvoir ou l’illumination. Le chercheur vient ici pour trouver « quelque chose » alors qu’il n’y a rien. Il n’y a pas de chose. Il n’y a que le tout.
C’est ainsi qu’est cela. Où que vous alliez, quoi que vous cherchiez, c’est toujours cela qui est.
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¹ Adaptation libre et fidèle du message de Tony Parsons. Source | YouTube.
© Tony Parsons | The Open Secret
EMPTY FULLNESS (2018)
Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blogue. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.
