Approche holistique | Éveil du coeur

Xavier MATHIEU | C’est à moi que je parle.

Photo de Andrea Piacquadio provenant de Pexels

Publication de Xavier Mathieu

7 octobre 2024

C’est à moi que je parle. Je dis, j’écris ce qu’il me faut entendre.

Je dis que nos émotions sont précieuses, qu’elles nous indiquent nos failles, qu’elles sont des occasions de nous consoler doucement d’hier et d’aujourd’hui, qu’en leur disant oui, on se dit oui à nous. Mais, le plus souvent je rejette les miennes, je suis brutal. Je trouve ma colère immature, ma tristesse puérile, mes peurs ridicules.

J’écris que ce que nous retenons parle plus de nos filtres que du réel, que nous montons toujours les mêmes films, ces histoires déjà vues, que nous pouvons voir, si on y regarde honnêtement, que nous interprétons. Mais je m’insurge, dans mon couple et ailleurs. Je crie à l’injustice. Je dis que quand même, là, c’est bien l’autre le problème non?

Je prétends, je répète, que nous sommes tous narcissiques. Je dis que nous pouvons jouer le jeu, que nos ambitions sont joyeuses pour peu qu’on ne les prenne pas au sérieux. Mais parfois je l’oublie. Je me rigidifie, je prends ombrage de mes échecs, et toujours je porte cette inquiétude d’être montré du doigt parce qu’à prendre de la place on s’expose.

Je parle de la violence avec laquelle nous nous traitons, de la douceur, de tendresse que nous pourrions nous accorder. Je dis que nous pourrions toucher avec délicatesse tout ce qui vient en nous et le laisser être pour qu’il s’apaise. Mais je me malmène, me juge, me trahis et si je m’approche avec délicatesse, j’en suis ému, surpris.

Je dis qu’il nous faut bien sûr arrêter de lutter et je lutte de toutes mes forces. J’écris qu’on peut poser les armes et je tiens fort les miennes. Je prétends que les crises sont des occasions et je redoute les vagues. J’assure qu’on peut faire avec la peur et je retiens mes pas pour ne pas trébucher.

Mais parfois… parfois seulement mais parfois quand même… je suis tendre avec moi, un peu tendre. Parfois je m’accueille, me soutient, et chaque fois que j’y parviens, quelque chose se relâche, se soulage et c’est bon.

Chaque fois c’est comme une bouffée d’air, de l’eau fraîche, c’est un dégagement.

C’est à moi que je parle bien sûr.

C’est à vous aussi. Ce que vous en prenez est un pont. C’est ce pont qui nous relie.

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© Xavier Mathieu | Xavier Mathieu
C’EST À MOI QUE JE PARLE (2024)

Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blogue. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.

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