
Publication de Jeff Foster (www.lifewithoutacentre.com)
– Traduction libre –
30 octobre 2023
Dernièrement, je discutais avec un ami en fin de vie.
Il avait du mal à respirer et souffrait énormément.
Malgré la douleur et les circonstances, il me disait que, d’une manière qu’il ne parvenait tout simplement pas à décrire, tout était parfait.
Qu’au milieu du chaos, des nuits blanches et de l’immobilité, il était parvenu à trouver un havre de sérénité. Un lieu où il pouvait échapper à l’image qu’il avait de lui-même comme « celui qui va mourir ». Un lieu affranchi des rêves et des espoirs d’avenir, où l’on accueille profondément les choses telles qu’elles sont.
Sa vie s’était profondément simplifiée : seul le moment présent comptait désormais, tout comme cela avait toujours été le cas.
Il m’a également confié : « Malgré toutes ces difficultés, je n’échangerais cette vie pour aucune autre ».
Il s’agissait là une forme d’amour que l’on n’apprend pas dans les livres.
Il ne s’agissait pas de cet amour conceptuel de l’esprit, ni de cet amour léger et joyeux qui va et vient dépendamment du fait que les choses se passent « comme je le souhaite », mais plutôt d’un amour inconditionnel, d’un amour fait de sang, de merde et de pisse, un amour d’une grâce féroce et inébranlable sans nom, indestructible, se renouvelant sans cesse dans la fournaise de la présence, réduisant en miettes tout ce qui n’est pas réel.
Tel fut son ultime gourou, celui aux enseignements brutaux et inattendus, mais qui, en fin de compte, ne visaient rien de moins que la liberté totale.
Je t’aime, mon ami.
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© Jeff Foster | lifewithoutacentre.com
A LESSON OF UNCONDITIONAL LOVE (2023)
Chères lectrices, chers lecteurs, Prenez avis que ce texte a été publié pour l’intérêt informatif qu’il représente en lien avec le thème abordé sur ce blogue. Bien que je sois vigilante quant à la crédibilité de sa source, votre discernement doit prévaloir en tout temps. Utilisez-le. Votre hôtesse, Andree Boulay.
