
Publication de Ginette Forget,
24 septembre 2026
Artiste de la Présence
De l’identification à Ça, à la liberté.
On est pris dans cette histoire du personnage et on la croit si réelle qu’on rétrécit ce que nous sommes véritablement. C’est comme si on prenait toute cette grandeur de notre Être et qu’on voulait faire rentrer ça dans un personnage tellement identifié à ce qu’il croit être. Quel que soit notre rôle, c’est cela qui est assez fascinant, on n’a pas besoin d’avoir un rôle particulier pour se sentir comme ça.
Quelle que soit notre vie, le personnage qu’on joue est notre rôle principal, c’est le plus important qui soit. Alors, quand on s’est identifié avec ça depuis des années, c’est normal que cela ait pris de la force. On en arrive même à croire qu’on est ça, même si ce personnage n’est pas ce (celui) qu’on voudrait être.
Je vous propose de voir ça avec énormément de bienveillance.
Est-ce que vous pourriez là, à l’instant, vous demander :
« Qui seriez-vous sans cette identification à ce que vous croyez être? »
« Qui seriez-vous LIBRES de cette identification? »
C’est intéressant… Parce que, le Vivant, c’est beaucoup plus vaste que ça.
On est tellement plus que ce qu’on croit être.
Quand je dis « plus » ce n’est pas un système d’échelle de valeurs. On est « autre »! On est toute cette panoplie énorme, plutôt que de jouer dans un rayon (limité) de cette panoplie, une parcelle de ce que nous sommes dans toute notre vastitude.
Même dans des choses qu’on pourrait qualifier de négatives, plus lourdes ou des identifications à des évènements traumatisants que nous avons vécus, des peurs… on a joué ce rôle là, on s’est tellement identifié à ça – et on s’est fait identifier à ça par notre environnement – que c’est comme si on n’arrivait plus à se vivre et se connaître, se reconnaître au-delà de ça.
Tant que cette identification reste, presque comme un sceau d’approbation – et malgré qu’on voit qu’on n’est plus cela – il y a cet attachement au personnage que nous avons été.
Même si ce n’est pas ce qu’on veut ni ce qu’on aime, cet attachement au personnage est si fort – et j’oserais même dire cette fidélité au personnage est telle – que c’est comme si on avait de la peine à quitter ça. Comme si on allait s’abandonner soi-même.
Abandonner cette idée qu’on a de nous-mêmes pour être libre.
C’est intéressant. Je vous invite juste à voir ce que cela fait en vous quand vous entendez ça?
Y a-t-il ce personnage qui a été aimé, entretenu ou détesté carrément, mais tellement identifié à ça que c’est comme si, nous-mêmes, on continuait de se percevoir, de se vivre et d’être comme ça. Tout a changé mais l’habitude est restée.
Cela demande un très grand ajustement.
L’invitation, la réponse à toutes les questions, c’est toujours « Revenir Ici, à la maison », se poser là. Là où Ça ne veut plus rien…
En fait, il n’y a rien à lâcher parce que quand je reviens Ici-Maintenant, dans cette seule réalité qui Soit, Ici… tout ce qui n’est pas Ça, me quitte.
C’est ce qu’on appelle aussi « prendre de la Hauteur ».
Lorsque je reviens dans cette Conscience de Ce que je suis véritablement, TOUT ce qui n’est pas ÇA me quitte. Je n’ai rien à faire pour que ça me quitte, ça me quitte. Ça n’existe plus.
Lorsque je suis dans ÇA, instantanément tout ce qui n’est pas Cela quitte.
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© Ginette Forget | ginetteforget.com
ÊTRE IDENTIFIÉ OU LIBRE? (2026)
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